Je montai les escaliers quatre à quatre à claquai ma porte. Je me laissai tomber contre, & éclatai en sanglots. Bien sur que B. me choisirait. Mais renoncer à son frère, ses amis, sa carrière, pour moi ? Onon. Ca, je ne voulais pas. Cela ne valait pas le coup. Pas pour moi. Mais j'aurais beau le lui répéter, il ne m'écouterait pas. Mais pourquoi nos chemin s'étaient ils croisé si c'était pour briser un destin qui s'annonçait exceptionnel ? Les larmes goutaient silencieusement sur le parquet de ma chambre. S'il y'a bien une chose que je ne désirais pas, c'était que B. abandonne tout pour moi. Beaucoup de filles aurait trouvés cela tellement romantique, mais moi, pas. J'enfouis mon visage dans le creux de mes genoux, laissant les larmes dévaler les rapides de mes joues. Je cherchai uns solution. Mais au fond, je savais qu'il n'y en avait qu'une. Mon c½ur se déchira à cette pensée. Je me levai, titubante. Aveuglée par les larmes, je me dirigeai vers la salle de bain. Sans même regarder les inscriptions, je pris huit boites de médicaments, & retournai dans ma chambre. J'éclatai à nouveau en sanglots. Ma vie était fichue de toute façon. B. était ma vie, ma raison d'être. J'avais enfin compris pourquoi j'étais née sur cette planète. Pour le rendre heureux. Pour lui redonnai espoir, & gout à l'amour. J'avais accomplis ma tache. Maintenant, pour que sa vie continue comme les mains du temps l'avaient un jour écrit, je devais m'effacer. Tel était mon destin, telle avait été ma vie. J'avais appris à aimer, à être aimer. A donner le sourire & l'avoir toujours aux lèvres quoi qu'il advienne. Je m'assis sur mon lit, & ingurgitai les boites de médicaments sans cesser de pleurer. Pour la première fois de ma vie, je faisais preuve de courage. Quand j'eu tout terminé, je m'allongeai sur mon lit. J'avais l'impression que mon ventre se déchirait en deux. J'avais des remontées qui me brûlaient la gorge. Je toussotais & cru que j'allais cracher mes intestins. Une douleur fracassante me martelait les oreilles, & un sifflement aigu résonnait dans ma tête tel un courant d'air. J'ouvris les yeux. Ma vision était complètement déformée, floue. Comme partout dans ma chambre, il y'avait un poster à coté de mon oreiller : B. Je le regardai dans les yeux. Enfin, à travers la feuille de papier.
- N'oublis jamais B. ... C'est pour toi que je le fais.